
08
September
2026
4e édition du Baromètre trimestriel du spatial Look Up x Le Point
Leur nombre a augmenté de 29 % en un an. Starlink franchit les 11 000 satellites, la Chine accélère et les manœuvres en orbite se multiplient.
Les faits marquants de la 4e édition du Baromètre spatial Look Up - Le Point :
• 16 819 satellites actifs sont désormais recensés autour de la Terre, contre 13 005 il y a un an, soit +29 % en douze mois ;
• 4 737 satellites ont été lancés au cours des douze derniers mois, soit près de 13 par jour ;
• Starlink compte désormais 11 041 satellites actifs, soit près des deux tiers du total mondial ;
• la Chine atteint 1 434 satellites actifs, en progression de 26 % en un an ;
• 1 412 objets ont été désorbités, dont 914 satellites et 507 Starlink, illustrant le renouvellement permanent de l’environnement orbital.
Au total, plus de 34 000 objets sont aujourd’hui suivis en orbite terrestre, comprenant satellites, étages de fusées et débris spatiaux catalogués.
Toulouse (France), le 8 septembre 2026 - À la veille du Sommet international sur l’espace organisé à Paris les 9 et 10 septembre, Look Up, entreprise européenne spécialisée dans la surveillance de la situation spatiale, publie avec l’hebdomadaire Le Point la 4e édition du Baromètre trimestriel du spatial Look Up x Le Point.
Établi à partir des données récoltées et traitées par sa plateforme digitale SYNAPSE, ce nouveau baromètre met en évidence une nouvelle accélération de l’activité orbitale et un environnement spatial de plus en plus dense, dynamique et complexe. En un an, le nombre de satellites actifs autour de la Terre est passé de 13 005 à 16 819, soit une hausse de 29 %. Au total, plus de 34 000 objets sont aujourd’hui suivis en orbite terrestre, comprenant satellites, étages de fusées et débris spatiaux catalogués.
Avec 4 737 satellites lancés en douze mois, le déploiement de nouvelles infrastructures orbitales se poursuit à un rythme inédit. Télécommunications, observation de la Terre, navigation, défense ou connectivité : l’espace est devenu une infrastructure essentielle au fonctionnement des économies et des sociétés.
Cette densification entraîne simultanément des enjeux croissants de surveillance, de sécurité, de coordination et de gestion du trafic spatial.
Avec 11 041 satellites actifs, contre 8 267 un an auparavant (+34 %), Starlink reste de très loin la première constellation mondiale et représente à elle seule près des deux tiers des satellites actifs autour de la Terre.
Parmi eux, environ 640 satellites sont spécifiquement dédiés au service Direct to Cell, à une altitude d’environ 360 km. À elle seule, cette composante de Starlink représente ainsi une flotte quasiment équivalente à l’ensemble de la constellation européenne Eutelsat OneWeb, qui compte 651 satellites actifs.
Starlink réorganise parallèlement une partie importante de sa constellation vers des orbites plus basses, nouvelle illustration d’un environnement orbital en évolution permanente.
Face à cette domination américaine, la Chine poursuit rapidement le développement de ses capacités orbitales. Elle compte désormais 1 434 satellites actifs, contre 1 136 il y a un an, soit une progression de 26 %.
Cette croissance est notamment portée par le développement de grandes constellations en orbite basse et s’accompagne de capacités de manœuvre de plus en plus avancées. Le quatrième vol de l’avion spatial expérimental chinois en fournit une illustration récente : après avoir largué un objet d’environ 500 kg, le véhicule a réalisé avec celui-ci plusieurs opérations de proximité en orbite.
Sans préjuger de la finalité de ces opérations, leur sophistication témoigne de l’évolution rapide des capacités orbitales et de la nécessité de pouvoir détecter, suivre et caractériser les comportements des objets dans l’espace.
La croissance du nombre de satellites ne constitue qu’une partie de la transformation en cours. Au cours des douze derniers mois, 1 412 objets ont été désorbités, dont 914 satellites. Parmi ces derniers, 507 étaient des satellites Starlink, conséquence notamment du renouvellement continu de cette constellation.
Entre lancements, désorbitations, manœuvres et fragmentations, la population orbitale évolue désormais en permanence.
Les capacités de manœuvre en orbite évoluent également rapidement. En juillet 2026, l’entreprise américaine True Anomaly a réalisé un exercice de poursuite et d’évitement entre deux satellites, Jackal-4 et Puma, dont certaines approches ont été effectuées de manière autonome grâce aux capteurs embarqués. Cet exemple illustre la diffusion auprès d’acteurs commerciaux de capacités de rendez-vous et de proximité jusqu’ici principalement mises en œuvre par des acteurs étatiques.
Fin août, le satellite chinois Yaogan 50-02, qui évoluait à environ 960 km d’altitude, s’est fragmenté, générant 42 nouveaux débris catalogués sur des orbites comprises entre 600 et 1 100 km.
« Nous ne sommes plus seulement confrontés à une augmentation du nombre de satellites, mais à une transformation profonde de l’environnement orbital. Les constellations se développent, les satellites manœuvrent davantage et les opérations de proximité se multiplient. Dans un espace devenu stratégique et contesté, savoir précisément ce qui se passe en orbite est désormais une condition de souveraineté. Pour l’Europe, maîtriser l’espace commence par maîtriser la connaissance de l’espace », souligne Michel Friedling, cofondateur et CEO de Look Up, ancien Commandant de l’Espace français.
À travers le Baromètre trimestriel du spatial Look Up x Le Point, Look Up et Le Point souhaitent fournir régulièrement aux décideurs publics, aux industriels, aux médias et au grand public une photographie objective de cette transformation et des nouveaux équilibres qui se dessinent dans l’espace.
Fondée en 2022 par Michel Friedling, ancien général de l’armée de l’air et de l’espace et premier Commandant de l’Espace français, et Juan-Carlos Dolado Perez, ancien responsable de la surveillance de l’espace (SSA) au CNES, Look Up est une entreprise européenne de référence dans la surveillance et la sécurité spatiales.
Look Up développe une solution intégrée combinant des capacités de détection au sol, de traitement et de fusion de données orbitales, et des services de surveillance et de gestion des opérations spatiales, afin de fournir aux acteurs institutionnels, de défense et commerciaux une connaissance précise et indépendante de la situation en orbite.
Cette solution s’appuie notamment sur deux technologies propriétaires complémentaires : SORASYS, un réseau de radars de nouvelle génération dédié à la détection et au suivi des objets en orbite basse, et SYNAPSE, une plateforme digitale de fusion et d’analyse des données orbitales.
L’ambition de Look Up : contribuer à la sécurité, à la souveraineté et à la durabilité des activités spatiales en Europe et dans le monde.
Pour plus d’informations, visitez www.lookupspace.com.
Image 7 :
Look Up : Isabelle Gariador - i.gariador@lookupspace.com – +33 6 16 98 81 02
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