L’orbite terrestre basse (LEO) désigne la région de l’espace autour de la Terre comprise entre environ 160 kilomètres (environ 100 miles) et 2 000 kilomètres (environ 1 200 miles) au-dessus de la surface terrestre. Elle se caractérise par sa proximité avec la Terre par rapport à d’autres régimes orbitaux, tels que l’orbite terrestre moyenne (MEO) ou l’orbite géostationnaire (GEO).
Les objets en LEO se déplacent à des vitesses élevées d’environ 28 000 kilomètres par heure (environ 17 500 miles par heure) et effectuent une révolution autour de la Terre en environ 90 à 120 minutes. Ce régime orbital est largement utilisé pour de nombreuses applications, notamment les communications, l’observation de la Terre et la recherche scientifique.
En raison de son altitude plus faible, la LEO permet des temps de transmission des signaux plus courts, ce qui la rend particulièrement adaptée aux applications de données en temps réel, telles que les télécommunications et les services Internet. Toutefois, c’est aussi la région la plus affectée par la congestion spatiale et les débris, ce qui rend la surveillance et la gestion essentielles pour garantir la sécurité et la durabilité des opérations. La LEO est l’orbite privilégiée pour la majorité des satellites, la Station spatiale internationale (ISS) et constitue un point de départ pour les missions vers des orbites plus élevées et au-delà.
L’orbite terrestre moyenne (MEO) est une région de l’espace située entre l’orbite terrestre basse (LEO) et l’orbite géostationnaire (GEO), généralement comprise entre 2 000 kilomètres (environ 1 243 miles) et 35 786 kilomètres (environ 22 236 miles) au-dessus de la surface terrestre.
La MEO est couramment utilisée pour divers types d’opérations satellitaires, notamment la navigation, les communications et la recherche scientifique. Les satellites en MEO ont une période orbitale qui varie selon leur altitude spécifique, offrant une couverture qui constitue un compromis entre la faible latence et la fréquence élevée de passage des satellites en LEO, et la couverture étendue mais la latence plus élevée des satellites en GEO.
Cette orbite est particulièrement importante pour les systèmes mondiaux de navigation par satellite (GNSS), tels que le Global Positioning System (GPS), GLONASS, Galileo et BeiDou, qui nécessitent une altitude intermédiaire afin d’optimiser la couverture, la précision et la stabilité des fonctions de positionnement et de synchronisation à l’échelle mondiale. Les satellites en MEO ont généralement une durée de vie opérationnelle plus longue et une zone de couverture par satellite plus étendue que ceux en LEO, tout en nécessitant une constellation globale moins importante que celle requise pour une couverture mondiale continue en LEO.
L’orbite terrestre géostationnaire (GEO) désigne un régime orbital spécifique situé directement au-dessus de l’équateur terrestre, à environ 35 786 kilomètres (22 236 miles) au-dessus du niveau moyen de la mer. Dans cette orbite, la période orbitale d’un satellite correspond à la période de rotation de la Terre, soit environ 24 heures.
Par conséquent, un satellite en GEO apparaît comme immobile par rapport à un point fixe de la surface terrestre. Cette caractéristique unique fait de la GEO un choix idéal pour les satellites de télécommunications, de surveillance météorologique et de radiodiffusion, car ils peuvent fournir une couverture continue d’une zone géographique donnée.
La ceinture géostationnaire est très convoitée, ce qui a conduit à la mise en place de réglementations et d’efforts de coordination afin de gérer les positions orbitales et les fréquences et d’éviter les interférences. La capacité à rester en position fixe par rapport à la Terre permet également une utilisation efficace des antennes au sol, qui n’ont pas besoin de suivre des satellites en mouvement.
Un capteur est un dispositif ou un instrument qui détecte, mesure et réagit à une propriété physique, telle que la température, la lumière, le son, la pression, le mouvement ou toute autre variable environnementale.
Dans le contexte de la connaissance de la situation spatiale (Space Situational Awareness), les capteurs jouent un rôle essentiel dans le suivi et la surveillance des objets en orbite, y compris les satellites, les débris spatiaux et d’autres menaces potentielles dans l’espace. Ils convertissent des signaux physiques en signaux électriques destinés au traitement et à l’analyse, permettant la collecte des données nécessaires à une observation précise et à la prise de décision dans des applications telles que les manœuvres satellitaires, l’évitement des collisions et la gestion des risques.
Les capteurs peuvent être de différents types, notamment radar, optiques, infrarouges et autres, chacun étant adapté à des conditions et à des exigences spécifiques de collecte et de traitement des données.
Un capteur au sol est un type de système de capteurs installé à la surface de la Terre afin de détecter et de collecter des informations sur divers objets ou phénomènes. Ces capteurs jouent un rôle crucial dans la collecte de données depuis la Terre, lesquelles peuvent être utilisées pour un large éventail d’applications, notamment la surveillance environnementale, la prévision météorologique, la surveillance de l’espace et les applications de défense.
Dans le cadre de la connaissance de la situation spatiale, les capteurs au sol sont essentiels pour le suivi des satellites et des débris orbitaux, en fournissant des données vitales pour l’analyse des risques de collision, le suivi du comportement orbital et la prise de décisions stratégiques en matière de gestion du trafic spatial.
Ces capteurs peuvent reposer sur diverses technologies, telles que les radars, les télescopes optiques et les récepteurs de radiofréquences, chacun étant conçu pour capter des types de données spécifiques en fonction de son application. Les capteurs au sol présentent plusieurs avantages, notamment la facilité de maintenance et d’exploitation, un bon rapport coût-efficacité et la capacité de fournir une surveillance continue depuis des emplacements fixes à la surface de la Terre.
Un opérateur de défense est une organisation responsable de la gestion, de l’exploitation et de la supervision des systèmes et des activités de défense liés à la sécurité nationale. Ces organisations travaillent généralement en collaboration avec les agences de défense et de sécurité nationale afin de gérer les opérations militaires, de superviser le déploiement et le fonctionnement des technologies de défense, et de veiller au respect des protocoles de sécurité.
Les opérateurs de défense jouent un rôle essentiel dans la planification stratégique, l’évaluation des menaces et la mise en œuvre de stratégies de défense visant à protéger les intérêts d’une nation. Ils peuvent intervenir dans divers domaines terrestre, aérien, maritime et de plus en plus spatial, en apportant un soutien crucial au suivi et à la gestion des menaces, à la coordination avec les acteurs étatiques et commerciaux, et au renforcement global des capacités de défense.